Jacques Piquée

Jacques Piquée est enseignant en biologie, écologie et connaissance des végétaux. Actuellement consultant auprès du Conseil général des Vosges dans le cadre du plan “abeilles, insectes pollinisateurs et biodiversité”. Il est apiculteur et animateur d’une rubrique mensuelle,” la plante du mois” dans la revue “ l’abeille de France et l’apiculteur”.Ancien responsable apicole du département des Vosges pendant plus de vingt ans et à l’origine de la reconnaissance en AOP du miel de sapin des Vosges, il est l’auteur de trois ouvrages sur les plantes mellifères.”Les plantes mellifères mois par mois”, “Guide des plantes méllifères” et “Guide des plantes herbacées mélifères”

Jacques Piquée nous fera l’honneur de partager avec nous des articles sur les plantes mélifères.

Cultiver des plantes mellifères en ville et au jardin Paru en janvier 2016

Pour contacter Jacques Piquée utiliser le formulaire ci-dessous

     

    Nosema le point sur les connaissances actuelles
    résistantes à varroa, sur la communication chimique
    Intervenant Yves le Conte, Directeur de recherche à l’INRA (Avignon)
    Il nous fera part également des travaux de recherche de son unité autour de la communication vibratoire chez les abeilles et les perspectives qui en découlent pour identifier à terme l’état de santé des colonies, le moment de l’essaimage…
    Samedi 17 janvier 2015 AG du GDSA69 Lieu Vet agro sup à Marcy l’Etoile Horaire à préciser
    Accessible aux membres du GDSA 69
    Cette conférence est largement ouverte aux apiculteurs de la région qui y sont cordialement invités.

    GROUPEMENT DE DEFENSE SANITAIRE APICOLE DU RHÔNE
    Formations / informations GDSA69
    gdsa69@gmail.com
    Quelques précisions quant aux séances de formation :

    Elles sont destinées exclusivement aux adhérents du Syndicat d'Apiculture du Rhône et/ou aux adhérents du GDS Apicole du Rhône, pour qui elles sont gratuites et pour lesquelles il n'est pas besoin de s'inscrire.
    Toute personne non adhérente doit préalablement à la séance, s'acquitter de son adhésion auprès des responsables.

    info de Jean Riondet
    tél : 06 73 977 188
    domicile : 0478  021 987
    46 rue du 8 mai
    69360 Solaize
    Visitez son blog http://www.beehoo.com/conseil-apiculture/

    Les conseils mensuels en apiculture de Jean Riondet

    Mes voeux pour 2015
    Que 2015 soit une année apicole enfin !
    Espérons que 2014 nous aura fait toucher le fond du pire en apiculture et peut être ailleurs ! Que 2015 soit une année apicole enfin ! Quel que soit le temps, les floraisons, les conditions environnementales, les attaques parasitaires, espérons aussi que les apiculteurs sauront se manifester un peu de solidarité. Ce ne sont que des vœux, tentons tout de même de les mettre en œuvre.
    Le froid qui revient est une bonne chose pour la nature, les frelons, les guêpes hivernent sous la forme de femelles qui démarreront un nid le froid terminé. Mais si la cache où la femelle a trouvé refuge gèle trop fort, elle est ne peut survivre. Les hivers doux, ou lorsque les femelles se sont cachées sous les tuiles des toits des maisons bien chauffées les nids se multiplient le printemps arrivant.
    Sans doute serons nous moins à risque de voir Aethina tumida se développer sur notre territoire, il parait qu’il ne supporte guère le gel qui détruirait ses nymphes qui s’enfoncent peu en terre. A suivre… s’il gèle suffisamment.
    C’est aussi un bon point pour les végétaux qui étaient en cours de réveil. Le retour de la sève dans les racines fera baisser le risque de gel des bourgeons à fleurs dont nous aurons bien besoin au mois de mars.
    Au rucher
    La surveillance de l’état des réserves se poursuit, la mesure du poids en pesée arrière nous indiquera l’état des lieux en interne. Avec le froid, les abeilles sont grappées sur les rayons de miel.

    Les conseils mensuels en apiculture de Jean Riondet
    livre Jean Riondet

    Découvrir le livre de Jean Riondet, le Rucher durable

    GROUPEMENT DE DEFENSE SANITAIRE APICOLE DU RHÔNE
    46 rue du 8 mai 1945 69360 Solaize

    Chers adhérents, Décembre 2014
    L’arrivée d’Aethina Tumida en Europe est avérée par les observations faites en Italie du Sud,
    en Calabre et en Sicile.
    Ce petit coléoptère se reproduit entre autre dans le couvain et dans le miel. Les larves
    détruisent les rayons, le miel est infecté par ses déjections, la destruction des colonies est
    rapide.
    C’est un risque majeur pour l’apiculture, ce sera une contrainte supplémentaire qui pèsera
    sur les exploitations apicoles, de nouvelles compétences seront à acquérir pour conduire les colonies en conséquence car il n’y a pas de médicament efficace contre cet envahisseur.

    C’est un risque sanitaire de première catégorie, nous devons déclarer la présence de
    l’infestation dans nos ruchers auprès de la DDPP lorsque nous la constatons.
    Pour l’instant nous sommes en phase de détection.
    L’objectif est de dépister au plus vite les foyers d’infection pour éradiquer si possible la
    présence de cet insecte et retarder son avancée sur tout le territoire.
    Les services sanitaires de l’Etat sont chargés de réaliser des contrôles de présence de ce petit coléoptère chez tous ceux qui ont importé des abeilles depuis les pays infectés par ce
    coléoptère. Les apiculteurs ayant acquis au cours de l’année 2014 des reines, des paquets
    d’abeilles et des essaims en provenance d’Italie et d’autres pays européens doivent se faire
    connaitre.
    - soit en avertissant directement la DDPP 245 rue Garibaldi 69422 Lyon cedex3 ou
    ddpp@rhone.gouv.fr
    - soit en nous signalant leurs achats gdsa69@gmail.com ou par courrier 46 rue du 8
    mai 69360 Solaize
    à l’aide du coupon ci-joint
    ______________________________________________________________________
    Nom, Prénom …… N° Napi 6900….
    Adresse tél, mail,
    Déclare avoir acquis au cours de l’année 2014 des reines ou des essaims en provenance de
    (mentionner le pays européen d’origine) : ……..
    Date d’acquisition : ……….
    Avoir transhumé des colonies vers des pays européens :
    Mentionner le ou les pays …….
    Durant la période du ……………………… au ………………………2014
    Date et signature

    Le froid est arrivé, les produits de la ruche pour les petits maux
    la coopérative vous propose divers produits pour vous soulager .

    Dans la vitrine de l'entrée du dépôt de St Étienne la coop vous propose :
    - Spray buccal propolis thym 15 ml
    - Gommes prop. reglisse 45g
    - Gommes propolis miel/orange
    la coopérative peux vous proposer d'autres articles sur commande :
    - Spray nasal doux 20ml
    - Spray nasal a la propolis 20ml
    - Spray buccal propolis aloes orange 20ml
    - Spray buccal propolis menthe bio
    - Gommes prop. eucal. 45 g
    - Gomme propolis miel romarin bio

    Ce mois-ci...
    Article tiré du site ICKOWICZ

    Que se passe-t-il dans la ruche ?

    Sous les 10 °, les abeilles, avec tendance à l’engourdissement, se mettent en grappe, pour se réchauffer, garder la reine à l’abri… Il n’est déjà pas recommandé d’ouvrir sans rime ni raison, à fortiori, à cette époque pré-hivernale où le refroidissement de la colonie a des effets éminemment néfastes voire fatals.

    La reine a déjà considérablement réduit sa ponte. Les faux bourdons ont été chassés.

    La colonie commence bien à vivre sur ses réserves, même si cette année Octobre a été généralement doux et a vu l’abeille bien circuler, chargée, pour le moins, de pollen à défaut de nectar. Les floraisons sont quand même rares. Ne se manifeste bien que le néflier; le lierre est épuisé.

    Les réserves alimentent et servent de combustible à la colonie ; il est indispensable qu’elle soit bien pourvue. Pour rappel, l’hiver nécessite une quinzaine de kilos de réserves.

    Voici venu le temps de l’hivernage. Les abeilles prennent le relais.

    Que fait l'apiculteur ?

    Il rend visite à son rucher, s’assure que des branches ne balaient pas la ruche ou ne sont pas tombées à proximité… Toutes ouvertures, chocs et bruits sont inévitablement sources de perturbations pour la colonie qui, dans le meilleur des cas, va consommer et dans le pire, être physiquement affectée : sorties intempestives et « prise de froid » souvent mortelle.

    Ces passages permettent de vérifier que tout est en ordre : le poids (pierre ou autre) est bien en place sur le toit, la grille d’entrée n’a pas bougé et remplit son office défensif contre l’intrusion ; pas de ruche renversée ou bousculée (il n’y a pas que les animaux susceptibles de causer dégâts ou méfaits).

    Ces balades seront donc à renouveler.

    Si il y a quelques regrets ou suspicions, l’apiculteur peut encore nourrir (d’aucuns nourrissent en plein hiver), mais toujours avec grande délicatesse et sans heurt. Il y a à cette époque les partisans du candi et ceux qui restent au sirop (à longueur de temps, étant d’avis que le candi renforce les besoins en eau alors que la condensation peut être recyclée). Voilà un sujet délicat et ses réponses d’écoles.

    Le traitement anti-varroa dit « radical ».

    Je me suis laissé dire que, cette fin d’année, il y aurait constat, par nombre de collègues, de présence accrue de varroas : certains ont même jugé bon de traiter plusieurs fois (lanières et thymol). Or, une surcharge de varroas en automne devrait voir l’arrivée d’abeilles de moins bonne constitution, avec une durée de vie plus courte, la conséquence directe étant des pertes hivernales notables, des colonies éprouvant plus de difficultés à démarrer au printemps… Il sera donc prudent et souhaitable de procéder au traitement dit « radical », traitement d’hiver.

    À ce propos, votre serviteur est fervent de l’utilisation de l’acide oxalique, produit longtemps interdit mais de tous temps en vente libre !

    L’acide oxalique, acide organique, végétal (issu de l’oseille, je crois) est vendu sous forme de poudre blanche. Anhydre et dihydrate, il est classé substance vénéneuse. Il convient donc de l’utiliser avec grandes précautions, mais il est réputé efficace à 98 %. Respectez, surtout, les consignes d’emploi :

    Acides et thymol :
    attention, produits dangereux, documentez-vous avant utilisation.
    Vous devez connaitre les risques pour votre santé
    et celle de vos abeilles.
    Contactez votre GDSA.

    • Il vous faudra 30 grammes d’acide oxalique dihydrate à dissoudre (à chaud) dans un litre de sirop 50/50. La dose utile sera alors de 5 millilitres par inter-cadres occupés par les abeilles.
    • Une seule application est nécessaire : elle est faite par dégouttement, avec une seringue de 60 ml, et par température, si possible supérieure à 5° (il s’en trouve encore dans la première quinzaine de décembre).
    • Cette période est importante car il faut dans la ruche le minimum de couvain voire absence totale de couvain, ce qui est plus aléatoire mais l’idéal. Vous vous souvenez que la femelle se laisse enfermer dans la cellule, avec l’œuf : elle est donc plus protégée en cas de couvain que sans !
    • La solution utilisée sera à température : environ 30°C si possible (la température de la ruche est maintenue aux alentours de 35°C par les abeilles, dans la grappe).
    • L’acide oxalique est présent de façon naturelle dans des miels (châtaignier, forêt...). L’analyse ne révèle pas de résidus dans les miels récoltés, pas plus que dans les cires (l’acide n’est pas soluble dans les graisses).
    • Il reste toxique et dangereux pour l’homme : c’est un acide, donc corrosif. Il ne s’agit pas de l’ingérer et il faut le manier avec précaution, voire masqué et ganté. La précaution est également pour le matériel utilisé qui devra être bien lavé.
    • La solution n’est pas à conserver : elle ne se garde pas.
    • Une dose trop forte affaiblit la colonie (constat printanier), raison pour laquelle le traitement est unique et n’est pas à renouveler.

    Il existe quelques produits également utilisables mais parfois plus ou moins pratiques d’utilisation ou d’efficacité. Citons, en particulier, ceux à base d’amitraze :

    • APIVAR : 0,5 gr d’amitraze par lanière.
    • TAKTIC : 12,5 gr pour 100 ml de solution.
    • ECTODEX : 5 gr d’amitraze pour 100 ml .

    Les deux derniers produits sont des produits vétérinaires, nécessitant normalement une ordonnance ; ils n’ont pas l’A.M.M. (autorisation de mise sur le marché).

    Ceux à base de thymol :

    • APIGUARD est vendu en barquettes de 50 gr, 25% de thymol.  A.M.M.
    • THYMOVAR (Suisse)
    • APILIFE-VAR

    Le THYMOL en cristaux, vendu hors indication vétérinaire, à l’état pur :

    C’est un produit stimulant qui améliore la résistance de l’abeille à la contagion. Ce thymol doit être mis en solution alcoolique (1/1) ; la solution est alors imprégnée sur support : planchette bois, vermiculine, support commerce… éviter le carton : il est mangé par les abeilles ! La dose par ruche est de 8 à 10 grammes par administration ; il faut 2 ou 3 applications, sur les têtes de cadres et à 8 – 10 jours d’intervalle entre deux administrations. L’efficacité est variable et ne suffit pas à ces seules administrations : le « radical » vu plus haut, est un très bon complément. L’efficacité est liée à la température au moment du traitement, environ 20 °C. En dessous de 20°C, la libération du produit est trop lente ; si il fait trop chaud, la libération est rapide voire perturbante pour la colonie. Tout le rucher doit être traité en même temps et… astuce : Il a été constaté que les ruches souffrent moins si elles sont bien nanties en provisions ; il n’est donc pas inutile de nourrir avant le traitement. Vous avez compris que le thymol ‘’excite ‘’ la colonie. Malgré des effets parfois spectaculaires, la ruche repart très bien.

    Il va sans redire, mais redisons quand même, que ces produits, quels qu’ils soient, sont utilisés après récolte. Exceptionnellement pour le thymol en cas de forte invasion constatée, mais hors hausse en place.

    Et que va-t-il se passer avec l’éventuel « accueil » du « tumida » ?

    Bonjour à tous,
    Comme la FNOSAD l'avait déjà souligné à la fin du mois d'octobre, il apparait que de nombreux varroas résiduels persistent après les traitements contre varroa.
    Les premières données qui remontent du terrain et des tests d'efficacité confirment ce point et montrent que le niveau d'infestation était considérable dans certaines colonies en fin d'été.

    Nous vous incitons donc à informer les apiculteurs de votre OSAD de cette situation grave, et d'envisager avec eux des méthodes de dépistage et de traitement complémentaire.
    Concernant l'efficacité des traitements réalisés dans votre département, il est encore temps d'organiser des tests de contrôle des varroas résiduels conformément au portocole joint dans le message du 21 octobre (cf. mél, protocole et grille de comptage ci-dessous) et de nous remonter les numéros de lot Apivar dont l'efficacité n'est pas satisfaisante.

    La FNOSAD compte également sur votre participation active pour remontter les témoignages et problèmes observés par les apiculteurs.
    Bien cordialement,

    Jérôme Vandame
    Coordinateur de la FNOSAD

    Info du GDSA69