Les plantes mellifères

Le lierre des Canaries (Hedera canariensis) de la famille des araliacées

Synonyme : lierre d’Alger (Hedera algeriensis)

A côté du lierre grimpant (Hedera helix), espèce indigène très commune dans les bois, les parcs et les jardins même en pleine ville, il existe un lierre qui nous vient des iles Canaries et d’Afrique du Nord d’où ses différentes appellations. Il fleurit trois semaines à un mois plus tard que l’autochtone et comme ses fleurs sont aussi généreuses en nectar et en pollen, c’est une espèce providentielle à conseiller dans les plantations pour favoriser les insectes pollinisateurs à l’approche de la mauvaise saison. En outre, c’est un excellent couvre-sol
pour les endroits très à l’ombre.
De part sa floraison plus tardive, il se distingue également du lierre des bois par ses feuilles plus grosses et à lobes nettement moins marqués sur les pousses non florifères. D’origine nettement méridionale il peut présenter une faiblesse de rusticité dans les zones situées plus au nord. Il a engendré un joli cultivar appelé ‘Gloire de Marengo’ aux feuilles panachées de blanc idéal pour éclaircir les coins sombres..

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L’orpin remarquable (Sedum spectabile ou Hylotelephium spectabile) de la famille des crassulacées

Synonyme : grand orpin, orpin d’automne...

Pour faire simple, les orpins peuvent être répartis en deux catégories selon leur taille. Les plus petits, à port plus ou moins rampant, constituent le genre Sedum.
Même s’il existe des exceptions, les plus grands à port érigé et aux racines charnues, appartiennent principalement au genre Hylotelephium.
Le point commun à toutes ces plantes est leur appartenance à la catégorie des plantes dites grasses ou succulentes.
Elles emmagasinent de l’eau dans leurs tiges et surtout dans leurs feuilles. De ce fait, elles résistent parfaitement à la sécheresse et peuvent être utilisées dans des endroits les plus ingrats.
C’est ainsi que les nombreuses espèces de Sedum sont très utiles pour garnir les murets de pierres sèches et les toitures végétalisées.
Anciennement rattaché aux sedums, l’orpin remarquable est une espèce asiatique qui, désormais, fait partie du genre Hylotelephium.

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Le sophora du Japon (Styphnolobium japoni-cum) de la famille des fabacées

Synonyme ancien : Sophora japonica

Noms vernaculaires : arbre aux pagodes, pagode japonaise, arbre de miel…
La famille des fabacées englobe généralement des plantes ligneuses et herbacées qui vivent en symbiose avec des bactéries fixatrices d’azote. Le sophora du Japon semble faire exception à la règle ce qui explique pourquoi les botanistes en ont fait un genre à part et qu’il a changé de nom. Autre paradoxe de ce bel arbre exotique : contrairement à ce que son nom spécifique évoque, il n’est pas originaire du Japon où il est seulement naturalisé, mais de Chine et de Corée. Il fut envoyé au Jardin des Plantes à Paris vers 1747 par le père Pierre d’Incarville lors de son séjour à Pékin. Depuis, on a pu apprécier sa floraison tardive, sa résistance à la pollution et à la sécheresse si bien qu’il s’est largement répandu en ville comme arbre d’ornement le long des avenues ou sur les places publiques.

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La parthénocisse à 5 folioles (Parthenocissus quinquefolia) de la famille des vitacées

Synonymes : vigne-vierge commune, vigne-vierge vraie, vigne-vierge de Virginie…
La vigne-vierge commune est utilisée comme plante grimpante pour masquer rapidement des endroits ingrats pourvu qu’elle puisse enrouler ses vrilles à un support. Le grillage, de fins branchages... conviennent parfaitement. On apprécie son beau feuillage qui devient rouge écarlate lorsque les jours diminuent nettement et sous l’effet des premiers froids de l’automne.
La floraison qui intervient dans le courant du mois de juin présente visuellement très peu d’intérêt. En revanche, les fleurs jaune verdâtre sont très attractives pour les insectes pollinisa-teurs qui y récoltent nectar et surtout du pollen. Les visites ont lieu principalement dans le cou-rant de la matinée et en début d’après-midi. Lorsqu’il fait chaud, les fleurs se tarissent rapi-dement. De petits fruits globuleux, charnus et violets leur succèdent et persistent bien après la chute des feuilles. S’ils sont toxiques pour l’homme, ils sont très appréciés des oiseaux et notamment des étourneaux sansonnets.

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Le févier d’Amérique ( Gleditsia triacanthos = Gleditschia triacanthos ) de la famille des fabacées.

Synonymes : Févier épineux, carouge à miel, acacia de Gleditsch, épine du Christ...
Le nom vernaculaire de certaines espèces donne une assez bonne indication sur leurs qualités apicoles. Le févier épineux, originaire de la partie est de l’Amérique du Nord et de quelques endroits du sud du Canada est un bon exemple d’un arbre exotique très mellifère. On peut par conséquent le recommander pour des plantations en ville. En évitera cependant d’utiliser l’espèce type car ses épines très longues qui recouvrent le tronc et les branches sont relativement dangereuses. Parmi les nombreux cultivars, ‘Inermis’ et ’Sunburst’ sont particulièrement intéressants. Le premier est, comme son nom l’indique, dépourvu d’épines et donc ne possède plus le caractère dangereux du type.
Le deuxième, également inerme, est remarquable par son feuillage doré lumineux au moment du débourrement. Tous les deux conviennent pour des plantations en alignement.

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Le marronnier blanc
(Aesculus hippocastanum) de la famille des hippocastanacées ou des sapindacées.

Noms vernaculaires : marronnier d’Inde, châtaignier des chevaux...
Contrairement à ce que laisserait supposer un de ses noms vernaculaires, le marronnier blanc n’est pas originaire des Indes mais d’Asie Mineure et des Balkans. C’est donc malgré tout une essence exotique introduite en France vers 1612. Depuis il s’est largement répandu dans les villes, sur les places publiques, le long des avenues, dans les cours d’école...
Le jaunissement de ses feuilles intervient généralement chaque année début octobre au moment de la rentrée des classes qui se faisait anciennement à cette période.
Cela a donné une expression très utilisée en langage journalistique. Le «marronnier» correspond à un événement qui revient régulièrement chaque année à la même époque. Ses graines volumineuses et à la couleur attrayante font toujours la joie des enfants qui les utilisent de diverses manières.

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La ficaire printanière
(Ranunculus ficaria = Ficaria verna = Ficaria ranunculoides)
de la famille des renonculacées.

Synonyme : ficaire fausse renoncule

Noms vernaculaires : éclairette, petite éclaire, herbe aux hémorroïdes…

La ficaire printanière constitue une sorte d’aberration dans le monde de la botanique.
En effet, chez la plupart des plantes à fleurs (spermaphytes), ces fleurs fécondées donnent naissance à des fruits et à des graines qui servent à assurer la pérennité de l’espèce.
On parle de multiplication sexuée qui engendre des individus génétiquement différents source de biodiversité. Or les fleurs de la ficaire ne donnent que très rarement de graines et l’essentiel de la multiplication se fait par des bulbilles qui naissent à la base de la plante ou le long des tiges à l’aisselle des feuilles. Il s’agit d’une multiplication dite asexuée ou végétative à l’origine d’individus génétiquement identiques. Les populations de ficaires sont donc souvent constituées de clones.
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Le cornouiller mâle (Cornus mas) de la famille des cornacées.

Synonymes : cornouiller à bois dur, cornouiller sauvage, cornier…
Le randonneur qui profite des premières belles journées ensoleillées pour arpenter les sentiers des régions calcaires est souvent surpris d’observer dès la mi-février de petits arbres couverts de fleurs jaunes. Cette couleur est tellement prononcée que dans les causses quercynoises, les gens du cru n’hésitent pas à les dénommer « mimosas du Causse ». Il s’agit en réalité du cornouiller mâle, le premier ligneux autochtone ...lire la suite